Les notaires estiment que des villes comme Bordeaux ont probablement atteint un pic et connaîtront une stabilisation des prix, voire une légère décrue.

Dans leur dernière note de conjoncture immobilière, les notaires observent que le volume de transactions de logements anciens semble se stabiliser à haut niveau après un record estimé à environ 1,2 million de ventes en 2021. Sachant que beaucoup de Français ont accéléré l’an dernier la concrétisation de leur projet immobilier, souvent en liaison avec les conséquences de la crise sanitaire, les notaires pensent que ce volume de transactions de logements anciens pourrait se rétablir vers un seuil de référence entre 1 et 1,1 million de ventes dans les mois qui viennent, ce qui est encore très élevé.

Des prix toujours en hausse

Au niveau des prix, les projections issues des promesses de ventes en France métropolitaine indiquent actuellement une poursuite de la hausse sur un rythme annuel de +5% pour les appartements et d’environ +10% pour les maisons. Sur les derniers mois, la hausse des prix serait quand même un peu moins marquée avec des évolutions sur 3 mois de l’ordre de +1% en appartements et +2% en maisons.

Les notaires rappellent que la faiblesse de la production de logements neufs depuis plusieurs trimestres concourt directement à la hausse des prix de l’ancien, encore plus dans les zones où les stocks de biens à vendre dans l’ancien s’amenuisent. A ce titre, la reprise des autorisations de permis de construire et des mises en chantier depuis environ deux trimestres augure quand même d’un rebond des ventes de logements collectifs neufs cette année.

Bordeaux stagne

Ces projections des avant-contrats mettent toujours en lumière un rattrapage des prix sur des villes et des agglomérations de taille moyenne comme Angers, Limoges, Dijon ou Saint-Nazaire au détriment de certaines grandes villes. Les notaires estiment d’ailleurs que des villes comme Bordeaux (4.700 € le m² en moyenne pour les appartements et 400.000 € de prix médian pour une maison) ont probablement atteint un pic et connaîtront une stabilisation des prix, voire une légère décrue.

Paris semble être dans le même cas avec des prix qui culminent encore à plus de 10.500 € le m² en moyenne. Au sujet de Dijon, le prix moyen du m² se rapproche désormais de 2.500 € pour les appartements tandis que le prix médian d’une maison ancienne reste attractif à 260.000 €.

A SAVOIR

Parmi les étrangers non-résidents acquéreurs de logements en France métropolitaine, les notaires ont observé (sur la base des transactions de 2020) une moindre présence des Britanniques, désormais talonnés par les Belges. Les Allemands restent la troisième nationalité la plus représentée dans les achats de logements anciens par des non-résidents.

Publié par Olivier Cheilan |

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